Des termites chez vous ?
Une loi pour protéger les acheteurs et les
propriétaires...Depuis une
dizaine d’années, on observe en France une sensibilisation au problème des termites, champignons lignivores et autres insectes xylophages dans les bâtiments, à la campagne comme à la ville. Les
régions Aquitaine, Midi-Pyrénées, Poitou-Charentes, Limousin, Languedoc-Roussillon et Provence- Alpes-Côte d’Azur sont particulièrement touchées par les termites mais aucun territoire n’est
épargné, y compris les DOM-TOM. Très discrets, ces ennemis du bois provoquent des dégâts irrémédiables.
Un danger réel pour les
constructions
Le développement de ces agents biologiques dépend non seulement de la durabilité de l’essence de bois choisie, de ses conditions de mise en oeuvre (température, humidité), mais aussi de la qualité de l’entretien du bâti. La loi du 8 juin 1999 impose un certain nombre de contraintes pour protéger les acheteurs et les propriétaires contre les termites et autres
insectes à larve xylophage. Par exemple, la présence de termites ne peut pas être considérée comme un vice caché
si l’acte de vente est accompagné d’un état parasitaire en bonne et due forme (article 8 de la loi, cf. en annexe p22).
Le propriétaire s’adresse alors à un expert reconnu compétent qui lui remettra un rapport officiel attestant ou non la présence de termites ou autres insectes à larves xylophages.
Des termites chez vous ? La loi vous oblige à les déclarer
• dans les secteurs délimités par
le conseil municipal, le maire peut enjoindre aux propriétaires de procéder dans les 6 mois à la recherche de termites et donner 6 mois de plus pour faire effectuer les travaux préventifs
ou curatifs. Cette loi a également donné de nouveaux pouvoirs aux maires et aux préfets pour coordonner les actions de lutte :
• dès qu’il a connaissance de la présence de termites dans un immeuble bâti ou,non, le propriétaire doit en faire la
déclaration en mairie, lire la suite
Les termites sont des insectes blanchâtres, de 5 à 7 millimètres de long, peu visibles hors de leur milieu naturel, la terre et le bois, qui se nourrissent de
cellulose qu'ils trouvent en abondance dans la nature mais aussi dans les zones urbanisées, et particulièrement dans les habitations proches d'une source d'humidité. D'abord localisées, les
invasions de termites concernent désormais les trois quart du territoire, seul le quart nord-est étant encore épargné pour des raisons climatiques (les termites n'aiment pas le froid).
Dès que vous avez connaissance de la présence de termites dans votre bâtiment, vous devez en faire la déclaration en mairie. L'obligation de déclaration repose sur
l'occupant : le plus souvent se sera le locataire ou le propriétaire. Si l'immeuble est inoccupé, c'est au propriétaire de faire la déclaration.
S'agissant d'un immeuble en copropriété, l'obligation repose sur le syndicat des copropriétaires pour les parties communes. La loi donne au maire le pouvoir de faire exécuter d'office les travaux
imposés par la lutte contre les termites.
Lorsqu'un bâtiment est infesté, il convient de faire appel à un entrepreneur spécialisé connaissant le mode de vie de ces insectes et qui est capable de déterminer les zones structurelles où les attaques de termites se produiront le plus probablement. S'agissant des termites souterrains, le traitement sera double : guérir en attaquant les termites qui ont déjà envahi les bois ou la cellulose de la maison et surtout prévenir en créant une barrière chimique autour de la structure de l'immeuble, ceci afin d'empêcher les termites de pénétrer à l'intérieur.
Les termicides sont des produits chimiques dont les effets peuvent être néfastes pour les utilisateurs inexpérimentés ou même pour les occupants en cas de mauvaise application. Il est évident dans le traitement des termites que le plus important n'est pas le produit chimique utilisé mais le volume et la cadence de dilution. Un traitement unique n'est pas suffisant. La barrière chimique qui aura été créée devra être entretenue, d'où le développement prévisible des contrats d'entretien.
Compte tenu de la biologie et du comportement social des termites, seuls des professionnels confirmés sont en mesure d'assurer une protection durable des biens visés par ces insectes.
Depuis 1960, le Centre Technique du Bois et de l'Ameublement (CTBA) délivre une certification de service CTB A+ destinée aux entreprises de traitement des bois et autres matériaux, notamment celles spécialisées dans la lutte contre les termites.
Les travaux engagés dans le but d'éradiquer un problème de termites peuvent être subventionnés par l'Agence Nationale pour l'Amélioration de l'Habitat (ANAH) et sont soumis à la TVA réduite de 5,5%.
Qui plus est, une réduction d'impôt pour les travaux de lutte contre les termites dans les résidences principales est possible, au titre des dépenses de grosses réparations et d'amélioration, sans condition d'ancienneté de l'immeuble.